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LE MEURTRIER CATHOLIQUE ET LES FANTÔMES DE LA CULTURE

Un meurtrier peut-il être réhabilité ? Au point même d’être en instance de béatification par le Vatican ? C’est toute la question du récit percutant et passionnant, Fils d’assassin, fils de saint.

ÉDITO. Un assassin peut-il être réhabilité ? C’est ce que pensent le fils d’un meurtrier, Gérard Fesch, et son avocat, Éric Dupond-Moretti. Soixante-dix ans après son exécution, l’affaire Jacques Fesch passionne toujours autant. En 1954, un jeune homme de bonne famille, rêvant de s’offrir un voilier pour faire le tour du monde, ne trouve rien de mieux qu’un braquage pour se renflouer. Le hold-up tourne minable, et dans sa cavale confuse, Jacques Fesch tue un policier.

S’ensuit un procès retentissant, rapide – et, on s’en apercevra bien plus tard, bâclé – où le meurtrier est condamné à la guillotine. Mais en prison, dans l’attente de son exécution, il se convertit au catholicisme. La force et la qualité de ses écrits vont impressionner toute l’administration pénitentiaire, puis une partie de la société et du pouvoir politique. Même exécuté, Fesch est considéré comme un exemple de rédemption par la foi. Il est depuis 1987 en instance de béatification, soutenu par l’archevêché de Paris.

Gérard Fesch avait reçu en son temps, une lettre de soutien de Jean-Paul II, et en 2017, son père est toujours en instance de béatification.

Le fils d’assassin, fils de saint, s’appelle Gérard Fesch. Né sous X, il découvrira son vrai nom et l’identité de son père à la moitié de sa vie. Le professeur de musique a depuis entrepris la démarche peu banale de recouvrer le nom de ce père meurtrier. Ce qui, fait rarissime, lui a été accordé. Fin 2016, avec son avocat le pénaliste Éric Dupond-Moretti, il tente un second exploit : que la justice réhabilite son père. "Pour que l’Histoire retienne aussi l’autre face du condamné, celle du repenti", explique l’auteur.
Gérard Fesch avait reçu en son temps une lettre de soutien de Jean-Paul II, et en 2017, son père est toujours en instance de béatification. L’affaire Jacques Fesch n’a pas fini de passionner.

Dans ce petit palais hanté par les fantômes de Malraux et Lang, il y a belle lurette que l’on n’avait plus réfléchi sur une politique culturelle digne de ce nom ni interrogé d’ailleurs sur qu’est ce que la culture et pour qui ?

Droit à la culture. Dans ces jours bouillasseux qui précèdent le premier tour de la présidentielle, le moindre thème, le moindre geste, le moindre lapsus est passé à la moulinette du buzz et du selfie-opinion. Dans le catalogue des regrets, les candidats ont très peu parlé de politique culturelle, et celle-ci aura été une grande déception muette du précédent quinquennat. Deux jeunes fonctionnaires du sérail ont pris leur risque et leur tête à deux mains pour expliquer et tenter de convaincre sur une relance nécessaire de la politique culturelle. Comment sauver la rue de Valois ? Dans ce petit palais hanté par les fantômes de Malraux et Lang, il y a belle lurette que l’on n’avait plus réfléchi sur le sujet ni interrogé sur ce qu’est la culture et pour qui. Emmanuel Pénicaut et Charles Personnaz ouvrent quelques fenêtres politiques nécessaires du ministère de la Culture.



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